Léa Sprunger (athlétisme) : le plaisir avant tout

Léa Sprunger (athlétisme) : le plaisir avant tout

L'athlète du COVA Nyon vient de décrocher son premier titre de championne de Suisse du 200 mètres en 23''48 et succède ainsi à sa soeur Ellen. Léa Sprunger, une athlète en pleine ascension qui avoue volontiers sa chance de vivre de sa passion. Et son envie de la partager. Interview.

Pourquoi soutenir les Jeux de Genève?

Les Jeux de Genève sont une bonne opportunité de promouvoir le sport chez les jeunes de ma région. C'est l'occasion de soutenir plusieurs sports et pas seulement le mien.
Les Jeux olympiques de Londres ont été pour moi une expérience très riche en émotions. J’y ai beaucoup appris sur le plan sportif mais également humain. C'était une chance.
Certes les Jeux de Genève sont à une échelle plus petite mais les valeurs véhiculées sont semblables.

 Quelle marraine, modèle, pouvez-vous être pour les jeunes?

 Je pense qu'en devenant marraine, je peux montrer aux jeunes que même en étant une athlète olympique, je reste une sportive très simple, qui a besoin de plaisir pour avancer.
Je peux leur expliquer quel a été mon chemin pour arriver où j'en suis. C'est un chemin simple et accessible. Je peux leur transmettre ma passion et mes motivations.

Quelles valeurs votre sport, l'athlétisme, véhicule-t-il? Ou devrait-il véhiculer car il y a eu malheureusement de nombreux cas de dopage ?

 Mon sport a été amoché ces dernières années par différentes affaires de dopage. Mais les valeurs de l’athlétisme restent les mêmes. C’est un sport très complet qui demande beaucoup de persévérance. Le faite que ce soit un sport individuel le rend parfois difficile car il faut se battre contre soi-même et on ne peut pas se reposer sur les autres.

 Qu'est-ce qui vous fait avancer dans votre sport?

La passion pour mon sport est ce qui me fait avancer. Le plaisir que j'ai d’aller aux entraînements et aux compétitions est le plus important pour moi. Et puis, je me fixe des objectifs qui me  permettre de progresser.
C'est une chance de pouvoir faire de ma passion une grande partie de mon métier. Réaliser cette chance est aussi un facteur très important pour progresser.

Le sport gomme-t-il les frontières, ou justement pas?

Oui. Le sport permet de lier les gens, les cultures et les pays. Dans le sport que je pratique en tout cas, il n'y a pas de discrimination. Chacun est au même niveau avant le coup de pistolet. C'est justement ce qui est magnifique dans l’athlétisme. J'ai la chance de connaître des sportifs dedifférentes régions, avec des éducations différentes. C'est une vraie richesse.

 Vous avez eu envie de ressembler à une ou un athlète? Comment êtes-vous "tombée" dans l'athlétisme?

Je ne suis pas quelqu'un qui a un seul modèle. J'admire beaucoup de sportifs différents. J'aime bien regarder et apprendre des autres.
Je suis tombée dans l'athlétisme en suivant les traces de ma grande sœur (Ellen Sprunger). Elle fait elle-même ce sport encore maintenant et nous avons la chance de partager certaines émotions ensemble.