Floriane Pugin (VTT) : une marraine très engagée !

Floriane Pugin (VTT) : une marraine très engagée !

Nous avons rencontré Floriane Pugin (the Flying Banana) pour parler de sa carrière et de son engagement auprès de la relève.

Pour 2014, quels seront vos objectifs sportifs ?

En fait, cette année, j’ai plutôt envie de transmettre ce que j’ai appris en tant que sportive d’élite. Je vais tout de même participer aux épreuves de la Coupe de France, à la manche de la Coupe du monde à Miribel - c’est un peu chez moi ! – et peut-être participer aux sélections pour la Coupe du Monde en 2014 en Norvège.

Mais j’ai plein d’autres objectifs dans ma vie aujourd’hui dont celui de m’occuper de la relève et de passer plus de temps à la montagne et dans ma région, près d'Annemasse.

Justement, quel regard portez-vous sur votre région, celle du Grand Genève ?

C’est une région dynamique où l’on peut pratiquer plein de sports grâce à sa géophraphie : le lac, les montagnes, hautes et plus douces comme le Salève tout au milieu.

C’est vrai qu’il y a une frontière. Il n’est pas encore aisé de circuler d’un pays à l’autre. Mais avec le CEVA notamment, je suis sûre que cela va changer. C’est une initiative formidable.

Nous avons un esprit commun. J’ai fait partie d’une équipe suisse ces trois dernières années – équipe Gstaad-Scott – et l’ambiance entre nous était très bonne.

Que souhaitez-vous transmettre à la relève ?
Ma passion pour le VTT. J’aimerais partager tout ce qui m’a fait venir à la descente : les sensations, l’ambiance familiale entre les pilotes. En compétition, on court contre le chrono, contre soi-même mais le reste du temps on roule entre amis.

Je peux aussi donner des conseils à tout ceux qui souhaiteraient atteindre le haut niveau.

C’est tellement génial de voir du monde sur les vélos !

Quelles valeurs le VTT peut-il apporter aux jeunes ?

Le dépassement de soi et la persévérance. Mais j’ai toujours considéré que cet engagement devait passer par le plaisir avant tout. C’est un sport passion. Un combat aussi, personnel, pour trouver ses limites.

Diriez-vous que la descente est un sport dangereux ?

Avant 2011, je vous aurez dit que non. Depuis, je n’ai pas été épargnée par les blessures. On va chercher ses limites et les chutes sont fréquentes. C’est un sport où il faut être conscient de son niveau et qui demande des heures et des heures d’entraînement.

Votre surnom, The Flying banana, d'où vous vient-il ?

En 2011, lors d’une manche de Coupe du Monde, ma tenue était tout jaune et j’ai été la seule fille à passer les deux sauts de l’épreuve. Le père d’une amie proche me regardait à la TV et s’est exclamé : « Look at  this Flying banana !!! » Depuis c’est resté.

Vous n’avez pas hésité une seconde à parrainer les Jeux de Genève. Quel sera votre rôle de marraine?

D’abord j’adhère totalement au concept de la région du Grand Genève. Et puis je suis ravie de voir que ça bouge pour les jeunes, grâce au sport notamment.

Je serai là lors des compétitions de VTT au Salève le samedi 17 mai. Je souhaite être disponible pour les jeunes et leur transmettre toute la passion que j’ai pour mon sport.