Benoît Schwarz, des JO aux Mondiaux

Benoît Schwarz, des JO aux Mondiaux

Avec le CC Genève, Benoît Schwarz vient de décrocher son ticket pour le Championnat du monde de curling à Pékin, le 29 mars prochain. Une année de rêve pour cet étudiant de 22 ans et nouvellement parrain des Jeux de Genève 2014. Interview.

Quel moment particulier retiens-tu des Jeux olympiques de Sotchi?

Difficile de ne retenir qu’un seul moment. Tous les jours il s'est passé quelque chose d'extraordinaire! L’atmosphère au Village, avec les autres athlètes, est inoubliable. La cérémonie d’ouverture était aussi un moment très fort. Et le public russe a mis une ambiance surréaliste durant les matchs de curling dans l’Ice Cube. Ce ne sont pas des émotions que l’on vit tous les jours!

Comment vit-on justement ses premiers Jeux olympiques?

Dès l’arrivée, je me suis senti très bien. A Sotchi, tout était fait pour les athlètes et j’étais vraiment heureux d’être là-bas. Ce que je voulais, c’était rester ouvert sur ce qui pouvait arriver. Parce que les Jeux olympiques, on en parle beaucoup au moment de l'évènement mais quand on y est, on ne sait pas trop à quoi s’attendre. Et il y a sans cesse des imprévus. C'est impossible de se préparer aux Jeux.

C'était un peu bizarre d'être le seul Genevois?

Je m’attendais à ce qu’il y ait plus de sportifs genevois, c’est bien dommage pour Genève. Mais il y avait heureusement d’autres Romands et de toute manière je m’entends aussi très bien avec les Suisses allemands!

Envie de revivre des Jeux?

Je n'ai qu'une seule envie: travailler dur les quatre prochaines années pour avoir une chance d'y retourner, de faire le voyage pour la Corée du Sud. C’est une expérience humaine tellement riche! Et le curling est le sport que j’aime. Mais pour y arriver, ce n’est pas facile; il faut se battre chaque jour pour essayer de devenir plus fort.

Les JO, l'aboutissement d'années d'entraînement et de sacrifices?

Les JO sont certainement un bel aboutissement pour un athlète, bien souvent l’objectif de plusieurs années d’entraînement. Il faut faire des sacrifices mais j’ai toujours su pourquoi je les faisais alors je n’ai pas l’impression de perdre quoi que ce soit. Au contraire, c’est un mode de vie que j’aime!

Pourquoi soutenir les Jeux de Genève? Qu'aimeriez-vous transmettre aux plus jeunes?

J’ai participé au Festival olympique de la jeunesse en 2009 en Pologne et cela a été une expérience fabuleuse au tout début de ma carrière, qui m’inspire encore aujourd’hui. Les Jeux de Genève permettent certainement à nos plus petits athlètes de goûter à cette ambiance olympique.